Hiver 2005: vendredi pluvieux dans la ville rose, le moral non plus n'est pas au beau fixe. 17.00, je file à Blagnac, un sourire au guichet d'Airfrance, je fais chauffer la carte à puce et zou!
Petit coup de fil à Nico, le rendez vous est fixé rue Oberkampf... on ne manquera de rien ce soir, ça tombe bien, lui aussi a une petite soif. Le zingue est presque vide, ca sautille sur le taxi way, l'hotesse est rousse, je commence à retrouver le sourire. Pleins gaz... take-off!
Hotel rue de Malte vers, le temps d'embrasser mon oncle, je dépose mon baise-en-ville.
Concert au Geko, tapas, Leffe et cocottes; Nico et moi sommes aux anges...
allez, une pt'ite dernière! Se perdre est parfois nécessaire.
Polochon blues samedi matin, casque à boulons, haleine de trappeur.. un vrai champion.
On déjeune avec l'oncle, une petite blanquette rue Amelot.
Quartier libre cet après-midi, Nico est au taff, et en bon provincial en visite dans la capitale, j'opte pour la sortie culturelle: Sophie Calle expose à Beaubourg, et une petite marche m'aidera à éliminer les toxines chèrement assimilées hier...
Double café sur le parvis... et je me surprends à somnoler en plein Paris.
En passant devant une carterie, je m'arrete sur le bouquet de jonquille.
L'instantané partira dans dans l'heure pour la boite aux lettres de Mademoiselle O.
Je n'aurai pas le courage de l'appeler, mais c'est elle que j'étais venu voir en réalité ...
Par The flying Tom
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Ce sont des choses simples, anodines, à coté des desquelles on passe souvent sans s'en aperçevoir, qui pourtant nous sont essentielles... Ces sont des moments singuliers, des mots qui nous viennent, des objets qui nous entourent et qui portent les "traces" de l'homme. Ce sont des choses qui nous ressemblent.
C'est un petit carnet à spirale, un peu ramoli par la moîteur de sa poche de pantalon dans laquelle il cohabite souvent avec sa blague. Quand on l'ouvre, des miettes de tabac en tombent.
Pêle-mêle on trouve, dans le carnet d'Elias, des dizaines de numéros, souvent anonymes ou incomplets, des croquis maladroits, des citations en tout genre, des mots doux et tout un tas d'incongruités éparses et variées. Son numéro de téléphone est pré-découpé, au cas où... Elias est un séducteur qui a le sens pratique. Véritable pied de nez à la modernité, son carnet est une sorte de "desorganizer", tout y est, mais en vrac, ça fait un peu partie du personnage, lui s'y retrouve, et c'est bien le principal.
Que ces choses là sont belles!
Par The flying Tom
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